Blog sur La fraude aux clics

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jeudi 22 mars 2007

Annuaires MFA et liens commerciaux ? ou comment faire de la pub pour ses concurrents ?

L'inscription de votre site sur certains annuaires peut très vite se retourner contre vous. Il faut être prudent sur le choix d'annuaires sur lesquels vous vous référencez. Sachez identifier les annuaires MFA (made for Adsense cad les annuaires créés uniquement pour mettre des publicités Google Adsense).

J'ai fait le test en inscrivant notre site www.rapid-flyer.com. L'inscription a bien sûr été immédiate. Seulement, lorsque je fais une consultation sur l'annuaire et recherche avec Google le site "rapid-flyer", je tombe en premier lieu sur un tas de publicités (intitulés annonces google) de mes concurrents et seulement après sur des liens renvoyant sur mon site.

Le comble, c'est qu'en inscrivant votre site, vous permettez à ces annuaires de bénéficier de votre marque (ou votre nom) dans le cadre du référencement naturel de Google. En tapant "rapid-flyer" sur google, j'ai découvert dans les résultats de recherche :

"'' Nouveaux sites dans Annuaire Site et Blog de France" Rapid-flyer réalise vos impressions en 24 à 48 heures. Rapid-flyer propose aussi l'impression le jour même. PageRank du site rapid-flyer imprimerie...''

Lorsqu'on clique sur le lien de cet annuaire, on tombe sur une page ou nous n'apparaissons même pas !!!. Ce qui m'a le plus surpris c'est de constater !!!!la rapidité du référencement naturel de ce site sur google (ceux qui diffusent des annonces google bénéficieraient-ils d'un coup de pouce ? - ça rejoint les doutes exprimés par de nombreuses personnes estimant que google favorise ce type de sites).

La possibilité de percevoir des revenus avec les liens commerciaux, génère la création de sites annuaires en tout genre profitant de l'audience des sites inscrits dans le cadre du référencement naturel. Les annuaires de sites et blogs sont certes utiles, mais faut-il en avoir des milliers ? Ne faut-il pas mettre des règles en place quant à l'usage de la publicité ?

En résumé : vous vous appelez "duchemole", vous référencez votre site sur certains annuaires proposant des annonces google ; voila ce qui se passe : lorsque vous tapez duchemole sur google, vous verrez très vite apparaître dans les résultats le lien de cet annuaire, reprenant votre nom. Cette page a de forte chance à terme de renvoyer vers les annonces de vos concurrents (il vous faudra acheter des mots clés et accepter que vos annonces soient référencées dans le réseau de contenu de google si vous souhaitez être présent et donc ne pas y voir que vos concurrents). C'est aussi une bonne façon de vous obliger à prendre de la pub.

Pour d'autres avis sur les dérives publicitaires (excellent ! une mine d'or d'avis) rendez vous sur l'article "La dérive publicitaire sur Internet : les incohérences de Google (entre autres)"...

A voir également l'article de Christophe Da Silva "Les sites MFA nuisent-ils aux résultats de recherche ?"

lundi 19 mars 2007

Que penser des termes liens sponsorisés, liens commerciaux et annonces Google ?

Et oui pourquoi ne pas tout simplement utiliser l'expression "publicité", puisqu'il s'agit bel et bien de publicité.!!

Ce qui est sûr, c'est que de nombreux internautes qui cliquent sur ces pubs ne savent pas qu'il s'agit de publicité (on les induits en erreur).

Le TGI de Paris a d'ailleurs considéré que l'intitulé "liens commerciaux" (jugement du 12/06/2007) est trompeur car il laisse penser à l'internaute qu'il existe un lien commercial entre le site web et le nom ou la marque qu'il a recherché en tant que mot clé. On parle alors de publicité mensongère.

En utilisant cette expression, les régies trompent tout simplement l'internaute. C'est de la pub et rien d'autre que de la pub, alors les régies se doivent d'exprimer clairement les choses, tant vis à vis des internautes que vis à vis des annonceurs.

Tous les acheteurs de mots clés (et donc qui achètent de la pub) devraient exiger des régies que le terme pubicité soit affiché en lieu et place de "liens sponsorisés" ou "liens commerciaux". Car tel n'est pas le cas, nous faisons de la pub et pas du sponsoring. Et nous n'avons généralement aucun liens commerciaux avec les annonceurs qui apparaissent.

Ce qui est sûr, c'est que si on indique clairement qu'il s'agit de pubicité, les annonces seraient moins cliquées. Ce qui ne ferait pas la joie des régies. Mais ou est l'intérêt de l'annonceur de payer pour des clics qui ne rapportent pas de commandes ?

Google va encore plus loin pour que l'internaute ne se rende pas compte qu'il s'agit de publicité en utilisant le terme "d'annonces Google" sur les annuaires par exemple. D'ailleurs quand vous utilisez le moteur de recherche présent sur ces sites (bien souvent vous ne vous rendez pas compte qu'il s'agit d'une recherche sur google (outil mis disposition des webmasters)- car bien positionné par le webmaster pour vous induire en erreur - cad vous pensez faire une recherche sur l'annuaire et bien non !) les premiers résultats sont des annonces publicitaires (en général présentes aussi en bas, histoire d'être sur que vous cliquiez sur des pubs).

Merci Google pour ces merveilleuses pages de contenu et pour les encouragements à la fraude aux clics (ou plutot clics non intentionnels pour ceux qui n'ont pas vu qu'il s'agit de pubs).

mercredi 14 mars 2007

Que fait Google pour lutter contre cette fraude ?

Google, qui minimise l'importance de la fraude annoncée par certains, affirme mettre en place diverses actions pour lutter contre la fraude au clic.

  • Sur Google Adwords vous avez la possibilité de connaître les chiffres sur les clics frauduleux (ce qu'ils préfèrent appeler "les clics incorrects"). La démarche n'est toutefois pas si simple. J'ai fais le test , et on a bien la possibilté en générant un rapport de connaître ce que google appelle les clics incorrects.

Dans le cas de RAPID-FLYER , j'ai constaté que sur 20 113 clics, 1071 clics sont incorrects soit 5,6% (bien en deça des chiffres annoncés ici et là). Depuis le début de nos campagnes il y aurait 9270 clics incorrects. Reste à savoir si ces clics me sont remboursés ? A la question, Google répond "Le système AdWords filtre ces clics incorrects avant qu'ils ne soient facturés à votre compte. Par conséquent, vous n'êtes pas facturé pour ces clics. Les techniques de détection et de filtrage performantes du système ont identifié ces clics comme étant incorrects et ils n'ont pas été facturés à votre compte".

  • Ils vous donnent la possibilité de consulter une équipe spécialisée en ligne, que je n'ai pas réussi à joindre pour le moment.
  • Vous avez la possibilité d'exclure les adresses IP suspectes. Merci Google, mais comment on fait pour identifier les "ip suspect "? faut que j'analyse mes logs ? bien sûr tout le monde sait faire !!! Et vous Google pouvez vous me donner un coup de main pour identifier ces IP ? j'oubliais, vous allez me répondre "Google prend très au sérieux la confidentialité des données. Par conséquent, Google Analytics ne divulgue aucune information permettant d'identifier personnellement vos visiteurs, notamment leur adresse IP. Seuls vos propres journaux web peuvent vous fournir les informations sur les adresses IP de vos visiteurs". Encore une fois Google renvoie la balle, c'est à nous d'identifier la fraude. A ce petit jeux, ils vont finir par se mordre la queue...
  • Vous avez la posibilité d'utiliser leur solution "Analytics" (il faudra faire appel à votre webmaster pour l'intégrer à votre site) qui vous apporte un tas d'informations utiles sur votre site (nombre de visites, pages vues, annonces performantes etc.). L'outil est très bien fait, sauf qu'il ne vous aidera pas à identifier la fraude (ne perdez pas de temps, vous n'y trouverez rien).

Reste à comparer les données fournies par cette solution et vos outils statistiques.

Dans notre cas ils sont très différents. Par exemple pour une journée pris au pif, leur outil m'annonce que j'ai eu 2342 visites (1757 visiteurs quotidien) sur le site de rapid-flyer, alors que mes statistiques ne comptabilisent que 1090 visiteurs. Interpelé par la différence, qui confirme mes doutes, j'ai exposé le problème à Google et ils m'ont répondu : "1) Différences dans les données Analytics et d'autres statistiques Les méthodes de suivi du trafic sur votre site Web peuvent différer selon les produits d'analyse Web. Par conséquent, il est normal d'observer des discordances entre les rapports créés par différents produits. Les discordances les plus courantes sont dues à des méthodes de suivi, une terminologie et des paramètres de compte différents".

Bref, je reste sans réponse, mais vu la différence constaté uniquement sur le nombre de visiteurs ça vaut le coût de faire analyser mes logs (pas financièrement, vu le temps que ça prend, mais par principe pour obtenir des réponses à mes soupçons).

Quelques articles sur les actions entreprises par Google :

Quoi qu'il en soit, je trouve que s'agissant d'un phénomène connu depuis plusieurs années, les choses bougent très lentement. Ce qui se comprend vu les sommes en jeux (ils ont intérêt à ce que ça prenne du temps).

mardi 13 mars 2007

Comment réagir face à la fraude aux clics ?

La fraude aux clics est une réalité (qui ne date pas d'aujourd'hui) qui menace la publicité sur internet (Et chaque semaine de nouveaux types de fraudes apparaissent). Tout doit être fait pour stopper la fraude.

Nous devons très rapidement obtenir des moteurs de recherche :

  • plus de transparence sur le sujet pour pouvoir agir ensemble
  • le remboursement des clics considérés comme incorrects
  • qu'ils mettent en place des contrôles humains pour détecter la fraude
  • qu'ils fassent une sélection sérieuse des sites partenaires diffusant des annonces (pubs)
  • que les pages bidon (reprenant uniquement des annonces publicitaires) et les noms de domaines parqués ne puissent faire partie du programme d'annonces de google.
  • Que les forums de discussions et certains blogs soient dans l'impossibilté d'utiliser les liens commerciaux. Les forums et blogs doivent être exclus des résultats de recherche, il faut des moteurs spécifiques.
  • Que les outils d'analyse que certains proposent nous permettent de mettre le doigt sur les fraudeurs et soient reconnus par un organisme officiel.
  • Qu'un bureau d'audit indépendant (composé d'experts) soit créé pour garantir les intérêts des annonceurs.

Ces mesures sont très simples et rapides à mettre en oeuvre par Google. S'ils ne bougent pas, c'est qu'ils préfèrent profiter de la situation (jusqu'à ce que les annonceurs s'opposent en masse en n'achetant plus de pubs). Rappelons que ça fait plusieurs années que ça dure, c'est pourquoi il ne faut pas s'attendre à un miracle.

Dans l'immédiat, certaines précautions sont à prendre si vous décidez d'acheter des mots clés (de la pub).

  • Il faut impérativement analyser votre compte au jour le jour pour détecter les signes de fraude.
  • à partir d'un certain budget, il faut mettre en place un système d'analyse des statistiques performant
  • prévoir dans votre budget au moins 15% de fraude (plus, si vous êtes dans un secteur très concurrentiel).
  • ne pas diffuser vos annonces sur les réseaux de contenu.
  • Limiter vos enchères pour ne pas devenir la cible des fraudeurs.
  • stoppez vos annonces si votre retour sur investissement n'est pas bon ou si vous n'avez pas le temps de suivre votre compte (au pire, mettez une sécurité en limitant le budget quotidien).

J'espère simplement que dans les jours qui viennent je n'aurai pas à vous recommander de ne plus utiliser ce sytème de publicité.

Google et le respect des marques ?

Depuis 2003, les affaires judiciaires concernant les affichages de liens commerciaux renvoyant sur des sites différents de ceux du détenteur de la marque se sont multipliées en France (usage abusif de la marque d'un tiers).

En effet, avec les programmes d'achat de mot clés, un annonceur peut acheter des mots portant atteinte à une marque sans le savoir, mais peut aussi le faire délibérement pour profiter de l'image de la marque visée (concurrence déloyale, parasitisme,contrefaçon).

Exemples de décision :

Jugement du TGI de Paris du 12/07/2006 - voir résumé fait par le cabinet chaillot conseil en propriété Industrielle : Utilisation de marques dans les liens publicitaires des moteurs de recherche (10/2006)

(Jugement du TGI de Paris 13/02/2007).

Voir article sur le sujet trouvé sur lejournaldunet.com "liens sponsorisés : google contrefait-il les marques ?"

De nombreuses décisons ont jusqu'à aujourd'hui donné gain de cause aux titulaires de marques. Mais, le programme Adwords vous permet maintenant en achetant un mot clé générique de faire apparaître vos annonces de façon élargie. Avec l'évolution de ce système, se pose le problème de la défense des marques qui comportent des termes génériques. A suivre...

Quelle est la position de Google aujourd'hui avec son programme Adwords ?

Si vous êtes détenteur de marque, vous devez le signaler à Google en suivant une procédure indiquée sur leur site, qui vous permettra d'exclure la possibilité de d'acheter ce mot.

Les choses se compliquent lorsque votre marque comporte plusieurs mots génériques. Dans ce cas Google vous invite à vous retourner vers les annonceurs en leur demandant d'exclure votre marque. Selon eux, c'est donc à vous de vous retourner contre les annonceurs. En réalité vous vous retrouvez vite dans l'impossibilité de défendre vos marques. Mais vous pouvez aussi vous retrouver, si vous êtes annonceur, à contrefaire une marque en achetant un mot clé générique et ce sans le savoir. La nouvelle position de Google n'est tout simplement pas acceptable. Il s'agit là d'une parade temporaire afin d'éviter certains procés qui de toute façon arriveront car les détenteurs de marques vont subir d'important préjudices . A suivre...

Je reste persuadé qu'en France, les choses vont bouger et que 2007 sera une année décisive pour la protection des marques.

Exemple avec la marque rapid-flyer : suite à cette nouvelle position de Google, les concurrents s'en donnent à coeur joie (certains sont sans scrupules, d'autres ne le font pas volontairement) et vont jusqu'à exploiter les fautes de frappe de nos clients et les différentes façons d'écrire notre marque. Lorsque vous tappez "rapide-flyer, rapidflyers, rapid-flyers, rapid-fluyer etc., vous tombez sur les annonces des sans scrupules. Certains ayant été mis en demeure d'exclure "rapid-flyer" pensent avoir trouvé une autre façon de pirater notre marque. Nous en reparlerons...

La situation est pour nous délicate : nous avons stoppé nos campagnes radio et nos campagnes publicitaires (car chaque fois qu'on communique, ça profite aux autres), nous avons du acheter les mots clés proches de notre marque, augmenter nos enchères, etc. La confusion chez certains clients est totale. On reçoit même des appels pour des suivis de commandes qui n'ont pas été réalisées chez nous... ou des demandes de personnes qui ne font pas partie de notre société.

Nous avons dans un premier temps pensé pouvoir régler le problème à l'amiable, la réalité c'est qu'ils adorent les procès. A suivre... car il est évident qu'au vu du préjudice subit nous allons mettre tous les moyens en oeuvre pour que le droit des marques soit respecté en France.

Il est important de préciser qu'à la différence de Google, la régie de Yahoo, a immédiatement fait valoir nos droits sur la marque rapid-flyer. Une différence de position, non négligeable.

Peut-on obtenir un remboursement si on pense être victime de fraude ?

Personnellement, nous avons fait part à Google d'un doute de fraude aux clics, on nous a (pour simplifier) rit au nez (Google uniquement). Pourtant de nombreux articles ici et là montrent que c'est une réalité. A priori, ça ne marche qu'avec les gros. Nous vous communiquerons prochainement leurs réponses à nos demandes.

Un Article " Liens promotionnels : le point sur la fraude" sur le journal du net.com affirme que des annonceurs sont même remboursés sans en faire la demande. Dans cet article, Richard Chuck, vice président d'Outsell conseille de demander des remboursements dès que l'on suspecte une fraude.

Si nous sommes plusieurs petites sociétés à avoir des doutes, nous devons nous regrouper pour mener une action commune et mettre des moyens ensembles pour combattre ces pratiques voire même, trouver de nouveaux moyens de communiquer sur le web. Aux Etats Unis et au Canada, la pratique est courante "class action"

Suite à une action en justice faite aux Etats Unis par des annonceurs dont "Lane's Gifts & collectibles, Google aurait accepté de verser 90 Millions de dollars dans le cadre d'un accord de mars 2006.

Pour en savoir plus Voir l'Article du 14 juin 2006 paru sur le site de 1ere- position.fr.

Autres articles sur le sujet :

Article du 06/07/2006 du sur le site de l'expension.com

La difficulté est de pouvoir prouver la fraude aux clics pour pouvoir être entendu par Google (et de se mettre d'accord sur la notion de fraude). Il vous faudra beaucoup de temps pour analyser les logs de votre site. Analyse qui sera de toute façon contestable. Dans tous les cas, le temps passé ne compensera pas le remboursement que vous pourrez obtenir (sauf à avoir un budget publicitaire supérieur de 10 000 €). C'est une des raisons de l'absence de contestation d'annonceurs qui ont plus à perde qu'à gagner.

Fraude aux clics et liens commerciaux ?

La fraude aux clics, c'est quoi ?

On parle de fraude aux clics dans le cadre des campagnes de liens commerciaux réalisées avec des programmes du type Adwords (vous donne la possibilité de diffuser des annonces sur le moteur de recherche Google et sur leurs sites affiliés - vous payez chaque fois que quelqu'un clique sur vos annonces) et Adsence (donne la possibilité aux détenteurs de sites internet ou page web, de diffusez des annonces et de percevoir des revenus) de chez Google (leader sur le marché).

Par fraude aux clics, il faut entendre, l'ensemble des clics réalisés sans intention d'achat ou de recherche d'information (clics non intentionnels).

Exemples de fraude aux clics :

  • Vos concurrents peuvent cliquer intentionnellement sur votre annonce pour faire grimper votre budget (s'ils sont nombreux, je vous laisse imaginer le coût / d'autant plus que l'enchère sur les mots clés sera élevée).
  • Des éditeurs malhonnêtes de sites internet, de pages web, de forums, de blogs, qui affichent vos pubs peuvent cliquer sur vos annonces (certains vont même jusqu'à utiliser des robots logiciels pour générer des clics automatiquement) pour toucher un maximum d'argent dans le cadre des programmes type Adsencede chez Google (Google permet aux éditeurs de sites de gagner de l'argent en mettant vos annonces sur leur site).
  • Des concurrents malveillants, peuvent vous faire retirer vos annonces en tapant plusieurs fois vos mots clés sur les moteurs de recherche et ce sans cliquer sur les annonces (soit vous devez augmenter vos enchères soit vos annonces sont automatiquement supprimées). Cette technique leur permet de pouvoir acheter vos mots clés à moindre coût, une fois vos annonces retirées.
  • etc.

Le constat que je fais, est que chaque jour, de nouveaux types de fraudes apparaissent. Si les régies ne bougent pas plus vite (et ne font pas preuve de plus de transparence), c'est la fin du modéle CPC (coût par clic - pay perclick) .

Les fraudeurs ont mis au point des outils et techniques sophistiqués, qu'il est parfois difficile de détecter tant ils font preuve d'ingéniosité. En voici quelques exemples :

  • Mise en place de réseaux de clics automatiques à l'aide de robots (Clickbots ou Hotbots) : Le principe consiste à infecter des ordinateurs à l'insu de leur propriétaire en propageant un logiciel qui a comme objectif de générer des clics sur des annonces payantes.
  • Mise en place de réseaux de cliqueurs manuels (Notamment dans les pays à faibles revenus).
  • Envoit de spams contenant des redirections vers des sites contenant des liens commerciaux.
  • Utilisation du principe du typo-squatting : achat de noms de domaine proche d'un nom connu dans le but de capter la visite de l'internaute qui commet des fautes de frappe en tapant une adresse URL (internet). Ces noms de domaines renvoient vers des pages contenant de nombreux liens commerciaux et leurs permet de percevoir des revenus.

Quelques articles sur les différents types de fraude :

Les chiffres sur la fraude aux clics

De nombreux chiffres sont avancés sur le net, difficile donc de se faire une idée précise, d'autant qu'il convient d'abord de se mettre d'accord sur la notion de fraude aux clics. Ce qui est sûr, c'est que la fraude existe et qu'elle est plus ou moins importante suivant le secteur d'activité et menace l'avenir de la publicité sur internet.

  • D'après une enquête réalisée par la société Clickfacts à la demande de l' annonceur "Radiator.com", 35 % des clics payés par Radiator seraient douteux. M.Caruso, fondateur de Clickfacts affirme que d'autres études similaires montrent une fraude moyenne entre 20 et 40%. .

Source : article du 17/3/06 de D.Durand "Google et la fraude au click : immatérielle ou pas ?".

  • Une étude réalisée en juillet 2006, par Outsell auprès de 407 annonceurs américains fait état d'un taux de fraude de 14,6 % (soit une perte de 800 millions de dollars pour les annonceurs américains). Suite à cette étude, 27% des annonceurs interrogés ont réduit leurs dépenses en liens commerciaux (certains ont même définitivement arrêté d'utiliser les liens commerciaux). Source : article du 11/06/06 paru sur le journaldunet.com "Liens promotionnels : le point sur la fraude".
  • La société de recherche Click Forencsis publié le chiffre du taux de fraude aux clics au quatrième trimestre 2006 :14,2%. Selon eux, il était de 13,7% au 1er trimestre, 14,1% au 2ème et 13,8% au 3ème.
  • Google, dont le chiffre d'affaires est à près de 99% réalisé par les liens commerciaux, conteste les chiffres annoncés par les différentes études et affirme qu'ils sont exagérés. Voir explications de Google (fichier PDF).

En 2006, Google a conclu à l'amiable l'un des procès concernant la fraude aux clics, en s'engageant à créditer en prestations Adwords la somme de 90 millions de dollars aux annonceurs capables de prouver qu'ils ont payés des clics frauduleux et ce depuis 2002 (année de lancement de Adwords et Adsence). N'est ce pas là, la reconnaissance par Google que la fraude aux clics existe ?

Voir Article de Didier Durand du 17/06/2006 : "Google et fraude au click : immatérielle ou pas ?"

Mon expérience de l'achat de mots clés avec Adwords

Client auprès de régies de liens commerciaux depuis plusieurs années, j'étais au départ très satisfait du système, qui a contribué à doubler le chiffre d'affaires de notre société kali communication.

Le seul problème rencontré au début, était celui de l'utilisation par les régies de mes marques RAPIDFLYER et PROMOFLYER. A l'époque, elles ont très vite réagi en empéchant mes concurrents sans scrupules d'acheter ces marques comme mot clés.

Après quelques mois d'absence de surveillance, je décide de lancer une campagne de rentrée en janvier 2007 et je découvre que mes marques sont à nouveaux utilisées par de nombreux concurrents. En quelques jours mes cartes bleues ont atteint leur encours maximum (car je me suis retrouvé régulièrement à devoir augmenter mes enchères, pour limiter un peu le détournement de mes marques, de mémoire 8000 € en 2 semaines). J'étais très surpris, surtout des résultats médiocres comparés à mes précédentes campagnes et surtout du changement de position de Google qui m'a suggéré de me retourner contre mes concurrents pour leur demander d'exclure mes marques de leurs mots clés.

Je me suis donc mis à surfer pour tenter de comprendre ce qui se passait et j'ai constaté :

  • Que des annonces renvoyaient sur des pages remplies de liens commerciaux
  • Que des forums, blogs et pages bidons bien référencées sur le nom de mes marques utilisaient de façon abondante les liens sponsorisés.
  • Que des concurrents utilisaient en mots clés les noms de mes marques.
  • Que le soupçon de fraude aux clics ne date pas d'aujourd'hui (nombreux blogs et articles sur le sujet)
  • Que des noms de domaines tournant autour de mon activité pointent sur des pages de liens commerciaux. etc.

Bref, les dérives engendrées par les liens commerciaux sont énormes et ne datent pas d'aujourd'hui.

Mon budget publicitaire est très vite passé de 3000 € à 10000 €/mois sur Google Adwords , sans pour autant avoir de retour en terme de commandes. Après plusieurs échanges de mails avec Google concernant mes soupçons de fraude aux clics, je suis resté sans réponses sur ce point (je ferai un billet sur les questions et réponses), c'est pourquoi j'ai tout simplement décidé de stopper mes annonces publicitaires sur Adwords de façon à analyser l'efficacité réelle des liens commerciaux sur Google. Je continue cependant avec yahoo (ex. overture).

Je vous en dirai plus prochainement.