Blog sur La fraude aux clics

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mercredi 14 mars 2007

Business des noms de domaines et fraude aux clics ! Hypocrisie de Google ?

Il existe un vrai business autour des noms de domaine, dont plusieurs qui entrent dans la catégorie de la "fraude aux clics" .

Des sociétés, proposent sur internet de parquer les noms de domaines que vous n'utilisez pas, voir même de les mettre en vente. Ils vont même jusqu'à vous proposer de mettre des liens publicitaires gratuitement pour vous apporter des revenus. Et plus encore, car même le contenu est généré automatiquement.

J'ai fait le test et en moins de 5 minutes j'avais un site web et des annonces (qu'on se le dise c'est un test, je ne l'ai pas fait pour gagner de l'argent) le tout gratuitement ! Vous avez envie de savoir comment faire ? Ne vous emballez pas, car les seuls gagnants ce sont google et ceux qui parquent (c'est même pour eux une poule aux oeufs d'or).

Ce qui me semble scandaleux, c'est que Google propose des liens commerciaux à ce type de sociétés (SEDO, GOD DADDY etc.). En tant que client chez Google, je suis scandalisé, car j'étais loin de m'imaginer que c'était possible (au pire ils devraient être transparent sur ce point). C'est la porte ouverte à tous les abus ! S'ils veulent vraiment agir contre la fraude aux clics la première chose à faire est de mettre un terme à ce type d'accord avec les "parqueurs de domaines" (attention je ne reproche absolument rien aux sociétés qui proposent de parquer vos domaines, c'est simplement que je m'oppose à l'hypocrisie de Google qui affirme d'un côté tout faire pour lutter contre la fraude et qui favorise cette fraude de l'autre).

Le pire, c'est que si vous êtes annonceur chez google, les sites "bidons" ou 'MFA' (made for Adsense cad sites créés spécialement pour inclure des publicités Google Adsense) renvoyant uniquement sur des liens commerciaux, bénéficient de votre marque en terme de référencement naturel et donc, votre propre nom (ou marque) génère encore plus de "fraude aux clics" (et renvoie à terme sur les annonces de vos concurrents). Au bout d'un certain temps (plus vous êtes présent dans les annonces), vous n'avez plus le choix, soit vous décidez de ne plus être présent dans le réseau de contenu (et donc laisser vos concurrents bénéficier de votre nom ou marque) soit vous décidez de maintenir vos annonces pour au moins continuer d'être présent lorsque l'internaute recherche votre nom ou marque.

Google lui même, propose ce type de service avec Adsense for Domains. Le titre de la page est "Maximize revenue on your parked pages with Gooogle Adsence for domains". Pour accéder au service proposé par Google cliquez ici

Et oui, le constat que je fais est que non seulement vous payez pour des clics frauduleux, mais en plus à terme vous permettez à vos concurrents de profiter de votre marque. via les pages bidons qui proposent leurs annonces.. alors vous vous dites : faut que je réactive mes annonces, sinon lorsque les gens vont taper mon nom, ils vont tomber sur mes concurrents...Le système est tout simplement génial...sauf qu'ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Nous devons dire stop (si vous n'avez pas d'expérience ne croyez pas que vous y échapperez, le système est trop bien rodé et surtout trop juteux).

Ce n'est pas tout. Car google va jusqu'à profiter de vos fautes de frappe (toujours via les liens commerciaux) quand vous saisissez un nom de domaine. Certes, ce n'est pas google qui dépose ces noms de domaines, mais c'est bien eux qui en profitent. Depuis le temps que le phénomène est connu, pourquoi n'ont-ils rien fait ? Réponse = beaucoup d'argent à la clé. Vous pouvez même trouver sur internet des outils permettant de vous suggérer des façons différentes d'écrire votre nom (coquilles).

En conclusion : Il faut que ces pratiques cessent, que google prenne ses responsabilités et qu'on arrête de prendre les annonceurs et surfeurs français pour des cons. Si Google ne met pas un point d'arrêt à cette pratique, c'est tout simplement la fin du modèle économique du CPC (coût par clic).

En attendant que Google réagisse, nous annonceurs, devons impérativement refuser de diffuser nos annonces sur le réseau de contenu (car, c'est là qu'il y a le plus de fraude). Et vous en tant qu'utilisateurs, vous devez éviter de cliquer sur les pubs affichées sur les sites FMA (sans contenu de qualité réalisés uniquement pour mettre des annonces publicitaires).

Articles à lire absolument sur le sujet :

mardi 13 mars 2007

Google et le respect des marques ?

Depuis 2003, les affaires judiciaires concernant les affichages de liens commerciaux renvoyant sur des sites différents de ceux du détenteur de la marque se sont multipliées en France (usage abusif de la marque d'un tiers).

En effet, avec les programmes d'achat de mot clés, un annonceur peut acheter des mots portant atteinte à une marque sans le savoir, mais peut aussi le faire délibérement pour profiter de l'image de la marque visée (concurrence déloyale, parasitisme,contrefaçon).

Exemples de décision :

Jugement du TGI de Paris du 12/07/2006 - voir résumé fait par le cabinet chaillot conseil en propriété Industrielle : Utilisation de marques dans les liens publicitaires des moteurs de recherche (10/2006)

(Jugement du TGI de Paris 13/02/2007).

Voir article sur le sujet trouvé sur lejournaldunet.com "liens sponsorisés : google contrefait-il les marques ?"

De nombreuses décisons ont jusqu'à aujourd'hui donné gain de cause aux titulaires de marques. Mais, le programme Adwords vous permet maintenant en achetant un mot clé générique de faire apparaître vos annonces de façon élargie. Avec l'évolution de ce système, se pose le problème de la défense des marques qui comportent des termes génériques. A suivre...

Quelle est la position de Google aujourd'hui avec son programme Adwords ?

Si vous êtes détenteur de marque, vous devez le signaler à Google en suivant une procédure indiquée sur leur site, qui vous permettra d'exclure la possibilité de d'acheter ce mot.

Les choses se compliquent lorsque votre marque comporte plusieurs mots génériques. Dans ce cas Google vous invite à vous retourner vers les annonceurs en leur demandant d'exclure votre marque. Selon eux, c'est donc à vous de vous retourner contre les annonceurs. En réalité vous vous retrouvez vite dans l'impossibilité de défendre vos marques. Mais vous pouvez aussi vous retrouver, si vous êtes annonceur, à contrefaire une marque en achetant un mot clé générique et ce sans le savoir. La nouvelle position de Google n'est tout simplement pas acceptable. Il s'agit là d'une parade temporaire afin d'éviter certains procés qui de toute façon arriveront car les détenteurs de marques vont subir d'important préjudices . A suivre...

Je reste persuadé qu'en France, les choses vont bouger et que 2007 sera une année décisive pour la protection des marques.

Exemple avec la marque rapid-flyer : suite à cette nouvelle position de Google, les concurrents s'en donnent à coeur joie (certains sont sans scrupules, d'autres ne le font pas volontairement) et vont jusqu'à exploiter les fautes de frappe de nos clients et les différentes façons d'écrire notre marque. Lorsque vous tappez "rapide-flyer, rapidflyers, rapid-flyers, rapid-fluyer etc., vous tombez sur les annonces des sans scrupules. Certains ayant été mis en demeure d'exclure "rapid-flyer" pensent avoir trouvé une autre façon de pirater notre marque. Nous en reparlerons...

La situation est pour nous délicate : nous avons stoppé nos campagnes radio et nos campagnes publicitaires (car chaque fois qu'on communique, ça profite aux autres), nous avons du acheter les mots clés proches de notre marque, augmenter nos enchères, etc. La confusion chez certains clients est totale. On reçoit même des appels pour des suivis de commandes qui n'ont pas été réalisées chez nous... ou des demandes de personnes qui ne font pas partie de notre société.

Nous avons dans un premier temps pensé pouvoir régler le problème à l'amiable, la réalité c'est qu'ils adorent les procès. A suivre... car il est évident qu'au vu du préjudice subit nous allons mettre tous les moyens en oeuvre pour que le droit des marques soit respecté en France.

Il est important de préciser qu'à la différence de Google, la régie de Yahoo, a immédiatement fait valoir nos droits sur la marque rapid-flyer. Une différence de position, non négligeable.