Blog sur La fraude aux clics

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lundi 19 mars 2007

Que penser des termes liens sponsorisés, liens commerciaux et annonces Google ?

Et oui pourquoi ne pas tout simplement utiliser l'expression "publicité", puisqu'il s'agit bel et bien de publicité.!!

Ce qui est sûr, c'est que de nombreux internautes qui cliquent sur ces pubs ne savent pas qu'il s'agit de publicité (on les induits en erreur).

Le TGI de Paris a d'ailleurs considéré que l'intitulé "liens commerciaux" (jugement du 12/06/2007) est trompeur car il laisse penser à l'internaute qu'il existe un lien commercial entre le site web et le nom ou la marque qu'il a recherché en tant que mot clé. On parle alors de publicité mensongère.

En utilisant cette expression, les régies trompent tout simplement l'internaute. C'est de la pub et rien d'autre que de la pub, alors les régies se doivent d'exprimer clairement les choses, tant vis à vis des internautes que vis à vis des annonceurs.

Tous les acheteurs de mots clés (et donc qui achètent de la pub) devraient exiger des régies que le terme pubicité soit affiché en lieu et place de "liens sponsorisés" ou "liens commerciaux". Car tel n'est pas le cas, nous faisons de la pub et pas du sponsoring. Et nous n'avons généralement aucun liens commerciaux avec les annonceurs qui apparaissent.

Ce qui est sûr, c'est que si on indique clairement qu'il s'agit de pubicité, les annonces seraient moins cliquées. Ce qui ne ferait pas la joie des régies. Mais ou est l'intérêt de l'annonceur de payer pour des clics qui ne rapportent pas de commandes ?

Google va encore plus loin pour que l'internaute ne se rende pas compte qu'il s'agit de publicité en utilisant le terme "d'annonces Google" sur les annuaires par exemple. D'ailleurs quand vous utilisez le moteur de recherche présent sur ces sites (bien souvent vous ne vous rendez pas compte qu'il s'agit d'une recherche sur google (outil mis disposition des webmasters)- car bien positionné par le webmaster pour vous induire en erreur - cad vous pensez faire une recherche sur l'annuaire et bien non !) les premiers résultats sont des annonces publicitaires (en général présentes aussi en bas, histoire d'être sur que vous cliquiez sur des pubs).

Merci Google pour ces merveilleuses pages de contenu et pour les encouragements à la fraude aux clics (ou plutot clics non intentionnels pour ceux qui n'ont pas vu qu'il s'agit de pubs).

mardi 13 mars 2007

Google et le respect des marques ?

Depuis 2003, les affaires judiciaires concernant les affichages de liens commerciaux renvoyant sur des sites différents de ceux du détenteur de la marque se sont multipliées en France (usage abusif de la marque d'un tiers).

En effet, avec les programmes d'achat de mot clés, un annonceur peut acheter des mots portant atteinte à une marque sans le savoir, mais peut aussi le faire délibérement pour profiter de l'image de la marque visée (concurrence déloyale, parasitisme,contrefaçon).

Exemples de décision :

Jugement du TGI de Paris du 12/07/2006 - voir résumé fait par le cabinet chaillot conseil en propriété Industrielle : Utilisation de marques dans les liens publicitaires des moteurs de recherche (10/2006)

(Jugement du TGI de Paris 13/02/2007).

Voir article sur le sujet trouvé sur lejournaldunet.com "liens sponsorisés : google contrefait-il les marques ?"

De nombreuses décisons ont jusqu'à aujourd'hui donné gain de cause aux titulaires de marques. Mais, le programme Adwords vous permet maintenant en achetant un mot clé générique de faire apparaître vos annonces de façon élargie. Avec l'évolution de ce système, se pose le problème de la défense des marques qui comportent des termes génériques. A suivre...

Quelle est la position de Google aujourd'hui avec son programme Adwords ?

Si vous êtes détenteur de marque, vous devez le signaler à Google en suivant une procédure indiquée sur leur site, qui vous permettra d'exclure la possibilité de d'acheter ce mot.

Les choses se compliquent lorsque votre marque comporte plusieurs mots génériques. Dans ce cas Google vous invite à vous retourner vers les annonceurs en leur demandant d'exclure votre marque. Selon eux, c'est donc à vous de vous retourner contre les annonceurs. En réalité vous vous retrouvez vite dans l'impossibilité de défendre vos marques. Mais vous pouvez aussi vous retrouver, si vous êtes annonceur, à contrefaire une marque en achetant un mot clé générique et ce sans le savoir. La nouvelle position de Google n'est tout simplement pas acceptable. Il s'agit là d'une parade temporaire afin d'éviter certains procés qui de toute façon arriveront car les détenteurs de marques vont subir d'important préjudices . A suivre...

Je reste persuadé qu'en France, les choses vont bouger et que 2007 sera une année décisive pour la protection des marques.

Exemple avec la marque rapid-flyer : suite à cette nouvelle position de Google, les concurrents s'en donnent à coeur joie (certains sont sans scrupules, d'autres ne le font pas volontairement) et vont jusqu'à exploiter les fautes de frappe de nos clients et les différentes façons d'écrire notre marque. Lorsque vous tappez "rapide-flyer, rapidflyers, rapid-flyers, rapid-fluyer etc., vous tombez sur les annonces des sans scrupules. Certains ayant été mis en demeure d'exclure "rapid-flyer" pensent avoir trouvé une autre façon de pirater notre marque. Nous en reparlerons...

La situation est pour nous délicate : nous avons stoppé nos campagnes radio et nos campagnes publicitaires (car chaque fois qu'on communique, ça profite aux autres), nous avons du acheter les mots clés proches de notre marque, augmenter nos enchères, etc. La confusion chez certains clients est totale. On reçoit même des appels pour des suivis de commandes qui n'ont pas été réalisées chez nous... ou des demandes de personnes qui ne font pas partie de notre société.

Nous avons dans un premier temps pensé pouvoir régler le problème à l'amiable, la réalité c'est qu'ils adorent les procès. A suivre... car il est évident qu'au vu du préjudice subit nous allons mettre tous les moyens en oeuvre pour que le droit des marques soit respecté en France.

Il est important de préciser qu'à la différence de Google, la régie de Yahoo, a immédiatement fait valoir nos droits sur la marque rapid-flyer. Une différence de position, non négligeable.

Mon expérience de l'achat de mots clés avec Adwords

Client auprès de régies de liens commerciaux depuis plusieurs années, j'étais au départ très satisfait du système, qui a contribué à doubler le chiffre d'affaires de notre société kali communication.

Le seul problème rencontré au début, était celui de l'utilisation par les régies de mes marques RAPIDFLYER et PROMOFLYER. A l'époque, elles ont très vite réagi en empéchant mes concurrents sans scrupules d'acheter ces marques comme mot clés.

Après quelques mois d'absence de surveillance, je décide de lancer une campagne de rentrée en janvier 2007 et je découvre que mes marques sont à nouveaux utilisées par de nombreux concurrents. En quelques jours mes cartes bleues ont atteint leur encours maximum (car je me suis retrouvé régulièrement à devoir augmenter mes enchères, pour limiter un peu le détournement de mes marques, de mémoire 8000 € en 2 semaines). J'étais très surpris, surtout des résultats médiocres comparés à mes précédentes campagnes et surtout du changement de position de Google qui m'a suggéré de me retourner contre mes concurrents pour leur demander d'exclure mes marques de leurs mots clés.

Je me suis donc mis à surfer pour tenter de comprendre ce qui se passait et j'ai constaté :

  • Que des annonces renvoyaient sur des pages remplies de liens commerciaux
  • Que des forums, blogs et pages bidons bien référencées sur le nom de mes marques utilisaient de façon abondante les liens sponsorisés.
  • Que des concurrents utilisaient en mots clés les noms de mes marques.
  • Que le soupçon de fraude aux clics ne date pas d'aujourd'hui (nombreux blogs et articles sur le sujet)
  • Que des noms de domaines tournant autour de mon activité pointent sur des pages de liens commerciaux. etc.

Bref, les dérives engendrées par les liens commerciaux sont énormes et ne datent pas d'aujourd'hui.

Mon budget publicitaire est très vite passé de 3000 € à 10000 €/mois sur Google Adwords , sans pour autant avoir de retour en terme de commandes. Après plusieurs échanges de mails avec Google concernant mes soupçons de fraude aux clics, je suis resté sans réponses sur ce point (je ferai un billet sur les questions et réponses), c'est pourquoi j'ai tout simplement décidé de stopper mes annonces publicitaires sur Adwords de façon à analyser l'efficacité réelle des liens commerciaux sur Google. Je continue cependant avec yahoo (ex. overture).

Je vous en dirai plus prochainement.